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Les titres
 
 
 
 
 
WAITING UNDERGROUND
En attendant, sous terre
 
Si tu crois que tous tes espoirs se sont distillé
A travers le drain de ton humanité
Le temps est venu
Que tu attendes ici, tout comme je l'ai fait
Dans un linceul blanc comme neige,
En attendant, sous terre.
 
Là-bas, près de la crête, qu'on se rassemble sous la lune de pèlerin !
Où nous pourrions attendre que le battement de nos pieds martèle la terre
Où les géants tremblent
Dans leur linceul blanc comme neige
En attendant, sous terre.

Si tu cherches un royaume, alors viens
Attendre près de la crête, il va y avoir un rassemblement
Sous la lune de pèlerin
Où la voie ferrée gronde.

Oh, où nous pourrions attendre que le battement de nos pieds martèle la terre
Et tandis que la terre raisonne là où les géants tremblent
Et que ton humanité ne formera plus qu'une
Nous nous élèverons
Dans nos linceuls blancs comme neige
Quand nous ne ferons plus qu'un
Mais, jusque-là, nous devrons attendre
Dans nos linceuls blancs comme neige
Attendre sous terre
Dans nos linceuls blancs comme neige
Attendre sous terre.

Attendre sous terre
Attendre sous terre
Attendre sous terre
Attendre sous terre
Attendre sous terre
Attendre sous terre

 
 
WHIRL AWAY
Déguerpir
 
Salut l'ami, j'ai répondu à un appel
Passivement stationnée
Une patrouille en pleine action
Qui à midi se glisse tel un shérif réticent
Je ne veux pas du tout être impliquée.
 
Qui se surveille mutuellement ?
Pourquoi devons-nous se méfier de tout
De tout ?
 
Des quatre coins du monde, les gens appellent
En formant des équations mais les questions sont ardues
Tous les hommes sont des frères qui s'entre-tuent
Et la terre Mère se tord d'étonnement.
 
Qui se surveille mutuellement ?
Pourquoi devons-nous se méfier de tout
De tout ?
Partons vite, partons vite,
Partons vite, partons vite, partons vite.
 
Il y a une croix sur la route
Un énorme moulin qui tourne
D'aucuns cherchent des réponses
D'aucuns sont nés danseurs
On peut s’agripper à la lame et (re)tourner éternellement
Être propulsé dans l'espace dans une autre sorte de grâce.
 
Qui se surveille mutuellement ?
Pourquoi devons-nous se méfier de tout
De tout ?
Partons vite, partons vite,
Partons vite, partons vite, partons vite
 
Certains tendent la main
Certains donnent leur terre
Certains donnent leur vie
Tu te couches dans les champs de grains
Toute ta vie étalée autour de toi
Mais, pourtant tu, tu détruiras autrui pour ce qu'il a
Pour quelques considérations matérielles
Et nos enfants sont balayés comme des souhaits dans le vent
Au nom de leur manteau
Ou des teintes de leur manteau
Ou de la couleur de leur peau
Ou de la marque de leurs chaussures
Et la mère pleure: « pourquoi ils m'ont pris mon fils ? »
Et le père se demande : « Sont-ils en train de prendre mon fils ? »
Il a tendu sa main
Il leur a donné sa terre
Il leur a donné son pain
Il leur a donné son cœur
Il a dit : « salut, l'ami
Salut, l'ami, salut l'ami
Salut, l'ami, salut l'ami,
 
 
1959
1959
 
Écoutez mon histoire. J'ai deux récits à vous raconter.
L'un parle de gloire déchue. L'autre de vanité.
Le toit du monde faisait rage, mais nous on restait tranquille
Car nous avons construit cette chose et des ailes lui ont poussé,
En 1959.
 
La sagesse était une tasse de thé, qui débordait.
Les anges de la désolation la servaient avec Amour.
Une contestation latente, comme toute forme de lumière,
Alors mue par un projet audacieux,
Se glissa dans cette chose et des ailes lui ont poussé,
En 1959.
 
Il y avait du sang, qui brillait dans le soleil
D'abord, Liberté !
Pressant la revendication américaine
Liberté, Liberté, Liberté, Liberté !
 
La Chine, c'était la tempête (et) la folie débordait
(Le) Lama était un jeune homme,
Et (il) regardait son univers en flammes
Qui démontait la Gloire près de la lisière des nuages
Quelle honte !
 
Un horizon perdu de plus. Le Tibet, l'étoile déchue.
La sagesse et la compassion écrasées, sur la terre du Shangri-La.
Mais sur la terre d'Impala, trésor, eh bien...
On avait l'air bien,
Car nous avions construit cette chose et des ailes lui ont poussé
En 1959.
     
C'était une ère bénie, c'était une ère damnée
1959, 1959, 1959, 1959, 1959, 1959, 1959.
C'était une ère bénie, c'était une ère damnée
(En) 1959

 
 
SPELL
Sortilège
 
Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré !
Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré !
Le monde est sacré ! L'âme est sacrée ! La peau est sacrée !
Le nez est sacré ! La langue et la bite et la main et le trou du cul sont sacrés !
Tout est sacré ! Tout le monde est sacré ! Tous les lieux sont sacrés
Tous les jours, c'est l'éternité ! En chaque homme se cache un ange !
Le vagabond est aussi sacré que le séraphin !
L'aliéné est aussi sacré que toi, comme mon âme,
Etes sacrés !
 
 
La machine à écrire est sacrée, le poème est sacré,
La voix est sacrée les auditeurs sont sacrés, l'extase est sacrée !
Peter est sacré, Allen est sacré, Salomon est sacré, Lucien est sacré
Kerouac est sacré, Huncke est sacré, Burroughs est sacré, Cassidy est sacré
Est sacré l'anonyme qui vagabonde et qui souffre
Les voleurs sont sacrés, les anges de l'humain hideux !
 
Sacrée est ma mère à l'asile de fous !
Sacrées sont les couilles des grands-pères du Kansas
Sacré est le saxophone qui grince ! Sacrée est l'apocalypse du bop
Les groupes de jazz, la marijuana, les pantalons tailles basses/les anticonformistes (1),
La paix, la pacotille et les batteries sont sacrés

Sacrées sont les solitudes des gratte-ciels et les pavés !
Sacrées sont les cafétérias pleines de millions !
Sacrées sont les mystérieuses rivières de larmes sous les rues !
Le mastodonte solitaire est sacré !
Sacré est l'énorme agneau de la classe moyenne !
Les troupeaux fous de la rébellion sont sacrés 
Celui qui creuse Los Angeles EST Los Angeles !
New-York est sacrée San Francisco est sacrée,
Péoria et Seattle sont sacrés Paris est sacrée Tanger est sacrée
Moscou est sacrée, Istanboul est sacrée !
 
Sacré est le temps dans l'éternité, sacrée est l'éternité dans le temps
Sacrées sont les horloges dans l'espace, la quatrième dimension est sacrée
Sacré est le cinquième International, sacré est l'ange est l'Ange de Moloch !
La mer est sacrée, le désert est sacré, la voie ferrée est sacrée, la locomotive est sacrée
Les visions sont sacrées, sacrées sont les hallucinations, les miracles sont sacrés
Sacré est le globe oculaire, l'abysse est sacrée !

Le pardon est sacré ! La pitié ! La charité ! La foi !
Sacré ! Nos possessions !
Les corps ! La souffrance ! La magnanimité !
Sacrée est la surnaturelle, extra, brillante, intelligente bonté de l'âme !
 
 
 
DON'T SAY NOTHING
Ne dis rien
 
La peau d'un chat est la chose la plus insignifiante
On l'écorche et on le laisse là
C'est notre unique chance
Et tu l'admets, tu l'as dit, je n'ai rien dit.
 
Je me suis rendue à la fête, très découragée
Je regardais la pile de détritus, tel un mur
Je regardais la rivière, je ne pouvais pas pardonner
J'étais emplie de toutes sortes de saloperies
J'admets pourtant que je n'ai rien dit
J'ai fait volte-face, et je suis partie
Je dois assumer le fait que je n'ai rien dit.
 
Tout le monde dansait, je me penchais, dans le coin
Je les écoutais papoter de tout et de rien
Et critiquer telle personne, mais rien de concret ne sortait
Rien ne bon, je restais juste planter là
Je n'en croyais pas mes oreilles et je n'ai rien dit
J'ai continué à errer, de-ci, de-là, et j'ai détourné le regard
 
Qu'attendons-nous pour agir ?
Je dois assumer le fait que je n'ai rien dit.
Il est peut-être temps de passer de l'autre côté
Je vais relever mes jupes, je vais me redresser
Je vais me rétablir, je vais faire quelque chose
Il faut que j'assume, il faut que je me le réapproprie
Et je vais faire quelque chose, je ne tiendrai pas ma langue
Je ne retiendrai pas mes pensées, je ne garderai pas mes atouts
Oui, je vais faire quelque chose.
 
Oh, mon cerveau que je dois plaindre
Toi tu peux te refréner mais moi il faut que je fasse quelque chose
Qu'attendons-nous pour agir ?
Il est peut-être temps de passer de l'autre côté.
 
Dans le désert, j'ai vu ce vieux chat écorché
Je l'ai vu flotter sur la rivière
Je l'ai vu, et personne ne semblait s'en soucier.
Ils étaient assis, ils étaient assis là, à contempler le soleil
Je l'ai vu voguer et j'ai regardé les immeubles s'écrouler
Tels de la poussière dans une main et on contemplait le soleil
Déployer ses ailes et s'envoler
Et, dans les montagnes, un cri fait écho
Ne dis rien/je n'ai rien dit
Ne dis rien/je n'ai rien dit, non
Ne dis rien/je n'ai rien dit, non
 

 
 
DEAD CITY
Une ville morte
 
Cette ville morte se languit
Cette ville morte se languit d'être libre
Sept chevaux hurlant
Ont fondu au soleil
En édifiant des scènes sur des rêves vides
Et en les enfumant un à un.
 
Cette ville morte se languit
Cette ville morte se languit d'être en vie
La présence dans le soleil d'une saleté repoussante est-elle étonnante,
Avec leurs schémas brisés et leurs loteries,
Ils n'aboutissent jamais nulle part.
 
Est-il étonnant qu'ils crachent sur le soleil ?
Les (des) parasites de dieu dans des lieux abandonnés
Où ils ne se sont jamais beaucoup amusés.

Si j'étais un homme aveugle
Pourrais-tu voir pour moi ?
Où bien est-ce que tu te tromperais
Sur la nature de ma tristesse
Et refuserais de me tendre la main ?

Est-il étonnant de pleurer sous le soleil ?
Est-ce étonnant si je pleure sous le soleil ?
J'ai bâti mes rêves sur des scènes vides
Et à présent je les consume un à un.

Cette ville damnée, cette ville damnée
Ville immortelle
Ville-moteur
Ville-succès
Se languit d'être
Se languit d'être
Libre
Libre
Libre

 
 
BLUE POLES
Les pôles bleus
 
Mère, tandis que j'écris, le soleil se dissout
La vie de sang coule dans ma tête
Et ces mots, ces mots
L'espérance a anéanti un espoir immortel
L'espérance a taché le ciel de toile
Les pôles bleus serpentent à l'infini, tandis que j'écris, tandis que j'écris,
Les pôles bleus serpentent à l'infini, tandis que j'écris, tandis que j'écris.
 
Nous avons rejoint la longue caravane
Une rêverie affamée se dirige vers l'ouest
Uniquement le travail, juste pour trouver un boulot
Et nous n'avons jamais eu de chance
Nous avons juste prospéré
Et la poussière, la poussière sans fin
Comme une plaie, a tout recouvert
Hal est tombé, avec la fièvre
Et, mère, j'ai fait ce que j'ai pu
Les pôles bleus serpentent à l'infini, tandis que j'écris, tandis que j'écris,
Les pôles bleus serpentent à l'infini, tandis que j'écris, tandis que j'écris.
 
Nous avons prié, nous avons prié pour que la pluie tombe
Je ne voulais plus jamais revoir le soleil.

Toutes mes robes que tu m'avais faites
Nous les avons abandonnées sur la route
Hal est mort dans mes bras
Nous l'avons enterré près de la rivière
Les pôles bleus serpentent à l'infini, tandis que j'écris, tandis que j'écris,
Les pôles bleus serpentent à l'infini, tandis que j'écris, tandis que j'écris.

 
 
 
La mort qui chante
 
Dans la lumière couleur paille
Dans la lumière qui rapidement change
Sur une vie qui rapidement se fane
 
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Avez-vous vu la mort qui chante ?
 
Avec une gorge douce comme un agneau
Et pourtant sèche comme une branche qui ne casse pas
Il rejette sa tête en arrière
Et ne chante pas quelque chose d'éploré
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Dans la lumière couleur de paille ?

Il chante une étreinte noire
Et les opales blanches qui nagent
Dans un porte-monnaie en cuir d'un enfant
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Avez-vous vu la mort qui chante ?

Avec une gorge douce comme un agneau
Et pourtant sèche comme une branche qui ne casse pas
Il rejette sa tête en arrière
Et ne chante pas quelque chose d'éploré

Avez-vous vu la mort qui chante ?
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Dans la lumière couleur de paille ?

Ses chansons évoquent la jeunesse enragée
Et l'embrasement d'Atlanta
Et ces périodes de virus
Et les rubans de mai qui coulent tel un ruisseau
Et les spirales de couleur paille qui n'en finissent pas
Le ravissement vain d'une mère
Et le malheur au soleil
Et le malheur aux jeunes
On tire un corbillard de plus
Avez-vous vu la mort qui chante ?
Dans la lumière couleur de paille ?
 
 
MEMENTO MORI
 
Les ventilateurs tourbillonnaient
Tels les hélices d'un hélico
S'élevant à travers les cieux, par-delà quelque terre étrangère
Inondés des corps de tant d'amis.
 
Johnny saluait de la main
Il rentrait chez lui
Il disait au revoir à ses camarades d'armes
Et à toutes les choses affreuses qu'il avait vues
Et a dit au revoir
Et les hélices ont heurté quelque chose
C'était peut-être un coup du sort, mais les hélices ont frappé
L'hélico explosa
Et Johnny ne rentra jamais chez lui
Johnny ne rentra jamais chez lui.
 
Ils ont pris son nom
Et l'ont gravé sur une dalle de marbre
Aux côtés de milliers d'autres noms
Toutes les idoles déchues
Les prunelles des yeux de leurs mères
Ce n'est qu'un nom de plus.

Pendant ce temps,
De retour sur le lieu de l'explosion,
Les camarades de Johnny restèrent cois
Ils regardaient, euh-euh-euh-euh, incrédules,
Tandis que ces bouts de métal et les braises
Les braises de ses yeux
Se dispersaient dans l'air,
La poussière noire,
Les flammes.
 
Oh Johnny ! Un jour on fera un film sur toi
Et, dans ce film,
Quelque folle apocalypse
Deviendra plus étrange encore que le simple fait.
Rien qu'un garçon qui disparaît
Rien qu'un garçon qui disparaît
Dans les flammes, dans la fumée
Rien qu'une vie de plus
Rien qu'un souffle de plus.
Et qui se souviendra
Oh, de l'éternité désormais
Aussi éternelle qu'un morceau de marbre
Éternelle qu'une dalle sur une verte colline
Et ton nom
Et tous tes frères tombés
Et tous ceux pas complètement morts
Tous ceux dont on se souvient seulement par le cœur
Une mère, un père, un frère, une sœur, un amant, un fils, une fille
Vous ne devez pas, vous ne devez pas disparaître, vous ne devez pas disparaître.

Vos ancêtres vous saluent
Et les dieux de vos ancêtres vous saluent
Car ils ont, ils ont été formés par les esprits de vos ancêtres
Les dieux de vos ancêtres vous saluent
Ils ont été formés par vos ancêtres
Et les dieux de vos ancêtres vous saluent
Ils vous entraînent, ils vous entraînent
Ils vous entraînent, ils vous font franchir cette porte dorée.
 
Bonjour mon garçon
On s'est souvenu de toi
Nous t'avons imaginé
On t'a imaginé respirer
Nous avons imaginé toute la race humaine
Et nous nous sommes figurés que c'était une belle chose
Comme une tulipe qui se plie sous le vent
Ça nous revient parfois
Sous la forme d'une poignée de poussière
Ça revient sous la forme d'un enfant amoureux
Nos filles violées, ah, les os brisés
Les âmes séparées des cœurs
Ils reviennent vers nous
Et nos mains sont remplies de leurs tissus qui se déchirent
Mais nous faisons face
Nous pressons nos lèvres
Au sein de leur cancer, au cœur de la poussière, contre les restes de chacun
Et cet amour est là, et on te saluera, on te saluera
Bonjour mon garçon,
C'est l'amour éternel.

Vas-y, avance, cours au travers de cette flamme
Awww mec, pénètre au cœur de ton esprit
Tu as pris un chat, tu as pris une vie, tu l'as pris par la queue
Et tu l'as fait tournoyer autour de ta tête
Et tu l'as frappé, tu l'as écrasé,
Et tu savais que ce serait ta propre vie
Mais tu voulais savoir ce que ça faisait,
Tu voulais le sentir mourir
Parce-que tu sais tu pourrais ressentir la même chose
Ressentir la même chose
Mais on se souvient de toi !
On se souvient de toi MORT !
On se souvient de toi MORT !
On se souvient de toi MORT !
On se souvient
On se souvient
On se souvient
De tout, de tout.
 
 
LAST CALL
Le dernier appel
 
Dans une grande maison de maître, le jeune homme se tenait
Prêt à rejoindre ses condisciples
Hors de l'arôme des fleurs de magnolia
En bas des rues dorées les enfants faisaient la course.
 
Rien qu'une âme vagabonde de plus
Une dérive parmi les étoiles
Rien qu'un cœur d'homme de plus,
Emporté.
 
Il mit ses chaussures et se posa
Dehors les nuages se rassemblaient rapidement
Il égoutta sa tasse et il remua la mixture
Et ferma les yeux, tandis que sa conscience murmurait
 
Rien qu'une âme vagabonde de plus
Une dérive parmi les étoiles
Rien qu'un cœur d'homme de plus,
Emporté.

Ignorant ses pressentiments, il rejoignit ses compagnons
Le visage recouvert, dans une maison de maître
Dehors les enfants regardaient avec étonnement
Le ciel qui accélérait puis qui lentement se dissipait

Trente-neuf âmes vagabondes
Une dérive parmi les étoiles
Trente-neuf cœurs d'hommes
Emportés.

Sa peau brûlante était rafraîchie par les anges
Qui avalaient les excréments de chagrins
Tout n'est qu'excréments
Tombés près de la main de l'esprit d'un autre homme
Qui prend les décisions
Qui n'apporte pas de provisions pour de simples chevauchées éternelles
Qui étudie bien sûr chacune des forces étrangères

Même le Christ aspire à le rester
A posséder la peau
Et l'os, le sang de l'homme
Qui s'occupe du troupeau, qui rompt le pain
Qui fait ses propres choix
Qui n'écoute pas les voix
Qui n'accepte aucun faux professeur
Les faux prêcheurs, les bienfaisants
Aux mains tendues
Pour se les remplir de ton argent
De ton esprit, de ton cœur, de ton imagination
De ta sympathie, de ton empathie
Qui reconnaissent en chaque homme la création d'un semblable,
Mais ne le suis pas
Ne te laisse pas emporter.
 
 
 

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